Newsletter APEX
janvier 2012

Davos 2012

Une fois de plus, on a assisté à une forte présence indienne au WEF à Davos. Menée par le nouveau Ministre du Commerce M. Anand Sharma (qui a remplacé M. Kamal Nath, un fidèle régulier de Davos), l'importante délégation était composée de 110 chefs d'entreprise, de hauts fonctionnaires et de dirigeants politiques.  Les chefs d'entreprise comprenaient notamment M. Adi Godrej du groupe GODREJ, M. Kris Gopalakrishnan d'INFOSYS, M. Rahul Bajaj de BAJAJ, M. Mukesh Ambani de RELIANCE, M. Lakshmi Mittal d'ARCELOR-MITTAL, M. Sunil Bharti Mittal d'AIRTEL et M. Azim Premji de WIPRO. Parmi les représentants du gouvernement figuraient plusieurs ministres de l'Etat Central et des Etats régionaux, dont Dr Montek Singh Ahluwalia, Dr Ashwani Kumar,  M. Jyotiraditya Scindia, et M. Sachin Pilot.

M. le Ministre Sharma a participé à une table ronde regroupant plusieurs ministres du commerce intitulée "L'après Doha: le futur du commerce mondial". Un petit déjeuner sur invitation, co-organisé par la Confederation of Indian Industry (CII) et la India Brand Equity Foundation (IBEF) était consacré au thème "Are you ready for Asia?". La grande réception CII-IBEF du vendredi soir, longtemps au Central Sport Hotel, a déormais lieu au Morosani Schweizerhof.

Il y avait aussi des moments de détente: le bar "Nightcap" de BAJAJ et la soirée Bollywood co-organisée par WIPRO et CII au Cabana Club, qui font désormais partie des  traditions, alors que l'India "Adda" (sorte de lieu de flânerie et de rassemblement dans les villages) du CII-IBEF constituait un point de rencontre toujours ouvert, informel et convivial.


    Ci-contre: l'India Adda à Davos

Plus de maths, d'ingénieurs et d'informaticiens, s'il vous plaît!

Il est arrivé il y a quelques années à APEX d'avoir à gérer un contrat pour la mise à niveau du système financier informatisé d'une importante organisation internationale basée à Genève. Suite à un appel d'offres public, deux sociétés se sont finalement vues attribuer le projet, l'une étant un des géants des services informatiques au niveau mondial (ACCENTURE, CAP-GÉMINI, COGNIZANT, IBM, KPMG, peu importe lequel) alors que l'autre, le partenaire que nous représentions à l'époque sur le marché genevois, était un des "big five" indiens (HCL, INFOSYS, SATYAM, TCS, WIPRO, même remarque). La société indienne avait mis sur pied une équipe d'une cinquantaine de consultants pour travailler sur ce projet pendant pratiquement une année, dont une vingtaine se trouvait déléguée sur place, travaillant dans les locaux du client, à Genève[1].

Pour compléter l'équipe, nous cherchions également quelques profils spécifiques que nous pensions toutefois pouvoir trouver, sur place à Genève, sans problème. Une offre d'emploi pour des développeurs disposant de quelques années d'expérience sur différents sous-modules d'ORACLE Finance été publiée dans la presse locale. Résultat: trois réponses de Genève (et de loin pas les meilleures…) et une centaine de France (principalement) et d'ailleurs, dont certaines excellentes. Inutile de vous dire que le choix du client s'est porté sur un candidat étranger.

Quelles conclusions tirer de cette expérience?

  • L'immigration (qu'elle soit "massive" ou non…) concernera également et de plus en plus, les personnes hautement qualifiées et mobiles, prêtes à travailler n'importe où dans le monde.
  • Ces immigrants pourraient fort bien provenir de pays extra-européens, même si la libre circulation favorise naturellement les européens (pourquoi en effet se priver des compétences de chinois, brésiliens, indiens, japonais, russes, taïwanais…s'ils s'avèrent de cas en cas être les meilleurs?).
  • A la base, nos universités et hautes écoles forment insuffisamment d'ingénieurs et d'informaticiens, une des causes étant probablement la faiblesse de la formation en math des genevois en particulier, dont il a beaucoup été question récemment; les contacts entre le monde économique et le DIP seraient par ailleurs insuffisants, apparemment non souhaités par ce dernier.
  • Ce n'est qu'en faisant des grands efforts en matière de formation dans les domaines techniques et scientifiques, en étant confiants dans l'avenir, en adoptant sans crainte les nouvelles technologies, en restant ouverts, en recherchant l'excellence et en n'ayant pas peur de se confronter aux meilleurs, que l'on avancera.

Les "big five" des services informatiques indiens emploient plus de 50.000 personnes uniquement dans leurs centres de compétences en applications ORACLE. Ci-contre, un des nombreux centres de développement de la société INFOSYS, à Mysore, Etat du Karnataka.


[1]Je vous fais grâce ici des efforts déployés pour leur trouver des logements…


Brèves nouvelles économiques

  • Bourse: au 31 janvier 2012, l'indice SENSEX de la BSE était de 17.137: la hausse depuis le 1er janvier est de 14%.
     
  • Devise: la Roupie, qui avait perdu près de 16% face au dollar en 2011 commence à regagner le terrain perdu: à 49 INR/USD, elle s'est appréciée de 8% depuis le début de l'année. Une baisse de l'inflation, notamment due à une baisse des prix de gros et des denrées agricoles suite à une bonne récolte, figurent parmi les facteurs sous-jacents de cette remontée progressive..

Calendrier des prochaines manifestations

Avril 2012 - Délégation en Inde conduite organisée par l'OPI et la CCIG

Depuis 1990, le commerce bilatéral entre la Suisse et l’Inde s’est développé de manière exponentielle, alors même que les accords de libre-échange sont encore en négociation. Durant cette période, les exportations ont connu une évolution telle qu’elles se sont quasiment multipliées par sept, bien que l'Inde n’occupe que le 16e rang des principaux marchés de la Suisse, loin derrière la Chine et le Japon. Trois branches exportatrices dominent largement et pèsent plus de 90% des ventes suisses en Inde : la chimie (particulièrement les médicaments), l’industrie des machines et de l’électronique et le groupe des instruments de précision, horlogerie et bijouterie en tête. Les importations, quant à elles, ont presque quadruplé en vingt ans. Les biens indiens qui composent le panier d’importation suisse sont à 45% des produits chimiques (moitié matières chimiques de base et moitié produits finaux), à 23% des produits textiles (habillement et chaussures) et à 7% des denrées alimentaires.
Dans le contexte actuel, où les économies occidentales sont – au mieux – stagnantes, l’évolution dynamique de l’Inde a incité la CCIG à y organiser, en collaboration avec l’OPI, une mission économique du 16 au 20 avril 2012. Les personnes intéressées peuvent déjà contacter Philippe Meyer, tél. 022 819 91 11


Votre stratégie face à l'Inde? APEX Consulting Services est là pour vous aider à la définir et la mettre en œuvre.

Apex consulting Services est un cabinet de conseil spécialisé dans la promotion des relations commerciales entre l'Inde et la Suisse romande. Cette newsletter vous est adressée en votre qualité de responsable du monde économique régional. Elle peut être transmise librement à des tiers. Si vous ne souhaitez pas recevoir cette newsletter, il vous suffit de répondre à ce message en indiquant "supprimer" dans le champ du sujet.


 
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