Formation

A un âge tendre et fort loin de Genève, j'étais élève dans une école anglophone ou aucun élève n'était de langue maternelle anglaise; cela ne nous a pas empêchés de comprendre très vite (les enfants comprennent vite) qu'il y a une langue à l'école et une autre en famille, avec les copains, dans la rue, partout ailleurs; cela n'a empêché pas non plus la plupart d'entre nous de finir bilingues ou trilingues. Alors j'ai énormément de peine à comprendre pourquoi le fait d'avoir, dans nos classes enfantines et primaires, une proportion élevée d'enfants non francophones justifierait des mesures particulières et des frais supplémentaires et, surtout, en quoi cela expliquerait des résultats PISA plus que médiocres… J'ai plutôt impression que la diversité linguistique et ethnique de nos jeunes têtes (d'ailleurs pas toujours blondes) n'est qu'une excuse pour perpétuer un système de nivellement pas le bas au nom d'un égalitarisme des chances mal placé, en gonflant d'importance toute une structure socio-pédagogique bien installée qui n'a évidemment aucun intérêt à se saborder.

La perversion du concept
"d'égalité des chances"

Que ce soit en beauté physique, en charisme, en sport, en danse, en musique ou en capacités intellectuelles, nous ne sommes, malheureusement ou heureusement, pas nés égaux. Les pays du bloc communiste (prétendument égalitaristes, faut-il le rappeler ...) l'avaient bien compris, eux qui sélectionnaient très jeunes les musiciens, les gymnastes, les athlètes, les danseurs et les futurs prix Nobels pour leur faire suivre de écoles spéciales, ce qui d'ailleurs se pratique toujours en Chine. Or le talent est bien évidemment sans rapport avec la classe sociale. "L'égalité des chances" consiste donc tout autant à encourager les bons élèves - quel que soit leur milieu social - et leur offrir un enseignement adapté et en les stimulant plutôt qu'en les freinant, car s'ils ennuient et finissent par décrocher, c'est tout autant un échec que celui d'un élève en difficulté. Osons enfin dire non au nivellement par le bas!
A l'école enfantine et primaire: un peu  moins de chansonnette et de bricolages, un peu plus de mots, de calculs et de livrets, le tout bien sûr avec des notes; plus tard, au cycle: de la rigueur et du drill, du drill et encore du drill car il ne suffit pas de "comprendre" un principe mathématique ou une conjugaison à une brève période de sa vie, il faut qu'ils soient à un tel point profondément ancrés qu'on puisse les appliquer toute sa vie; enfin, plus tard encore pour les collégiens qui font une maturité: que celle-ci se fasse à 18 ans comme partout ailleurs et non à 19, ou alors qu'on nous explique en quoi les Genevois sont plus lents et ont besoin d'une année de plus. Enfin, retroussons nos manches, mettons-nous au boulot et arrêtons de perdre du temps avec d'interminables "expériences" et autres "réformes" pédagogiques.

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A l'université, nous sommes bons, mais sans plus.
Le Times Higher Education Supplement ("THES") prétend distinguer les 200 meilleures universités du monde. Cliquez ici pour le site du THES et le classement complet. La bonne nouvelle, c'est déjà que certaines universités et hautes écoles suisses y soient citées. La moins bonne est qu'elles ne figurent ni dans le "top ten" ni dans le "top twenty". Alors ce classement (pour 2008), bon ou mauvais? Un objet de fièreté ou une leçon de modestie? A chacun d'en juger. Les universités les mieux classées sont celles qui pratiquent une sélection à l'entrée, souvent par le biais d'un concours, un choix politique ou de société que nous ne sommes probablement pas prêts à faire en Suisse.

Le renvoi des diplômés étrangers
(non européens) est-il une
aberration économique?

Selon la Tribune de Genève du 15 juillet 2009, le député PDC Guillaume Barazzone se bat depuis deux ans pour empêcher le renvoi des hauts diplômés étrangers dont la Suisse a financé les études, renvoi qu'il considère comme une aberration politique, économique et scientifique. (cliquez ici pour la suite).

Etablissement

Rang mondial

ETH Zürich

24

EPFL Lausanne

50

Université de Genève

68

Ne baissons pas les bras. La recherche de l'excellence demande un effort soutenu et continu,
dès les petites classes.