Environnement
Pour Thônex:
- Rendre les rues secondaires et de quartier prioritairement aux riverains, aux habitants et à la mobilité douce en canalisant le trafic de transit sur des grands axes fluidifiés (v. aussi mon blog à ce sujet ainsi que la page "mobilité")
- Oeuvrer pour continuer d'amliorer le tri des déchets ménagers à Thônex: en bonne progression, il est toutefois possible de faire mieux encore; un bon taux de tri permet en outre de diminuer les frais d'élimination des déchets de notre commune.
La protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique sont des sujets trop importants pour être traités de manière émotionnelle; ces problèmes, et c'en est, doivent être abordés la tête froide et de manière objective |
| Membre de la Chambre de commerce et d'industrie de Genève (CCIG), Ashwani Singh a notamment siégé quelques années à la "Commission environnement" de la CCIG. |
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Loin de la mer, ne possédant ni charbonnages ni gisements de minerai de fer, la Suisse n'a pas connu la grande révolution industrielle du XIXe siècle. Source de puissance et de richesse de certains grands pays, l'industrie lourde et les centrales thermiques brûlant du charbon étaient aussi - et sont encore - à l'origine de pollutions importantes auxquelles nous avons, un peu malgré nous, échappé. Le développement de la Suisse s'est alors fait grâce à l'industrie légère et l'artisanat, à la mécanique de précision, à la chimie fine et l'industrie pharmaceutique, au tourisme, aux services financiers et à l'énergie hydroélectrique. Aujourd'hui, il n'est pas nécessaire de voyager très loin pour apprécier la qualité de notre environnement, un peu grâce à des accidents de l'histoire, mais due aussi aux importants efforts consentis à ce jour en matière de lutte contre la pollution. Ainsi depuis fort longtemps, les gaz d'échappement ne contiennent plus de dioxyde de souffre, de plomb ou de NOX. Nos lessives ne contenant plus de phosphates, les eaux de nos lacs sont à nouveau propres. Ce n'est pas une raison de baisser les bras: l'accent est aujourd'hui porté notamment sur le contrôle, au moyen de filtres, des particules fines des émissions diesel, ainsi sur la la substitution ou la récupération des solvants ou composés organiques volatils (COV). Ces efforts sont louables et nécessaires, et leur mise en application est prévue dans le cadre d'accords internationaux, en phase avec les pays de l'Union européenne.
Les gaz à effet de serre,
une approche libérale est possible
et doit être favorisée
Nous n'échapperons probablement pas en Suisse à une loi sur les gaz à effet de serre (dite aussi "loi sur le CO2") en cogitation, pour laquelle une procédure de consultation a eu lieu ces derniers mois. Sans rentrer dans les détails de l'historique du dossier, le but recherché est de diminuer fortement les émissions en 2020 par rapport à l'année de référence de 1990. Deux variantes sont à l'étude, l'une portant sur les baisses d'émissions de 20% ou de 30% en Suisse, l'autre, plus ambitieuse, portant sur des baisses d'émissions allant jusqu'à 50% mais tout en permettant plus largement l'achat de quotas étrangers et le financement de projets de lutte contre les émissions à l'étranger, où chaque franc dépensé est évidemment beaucoup plus efficace qu'en Suisse. |
Bien avant que les "écobilans" ne s'appellent ainsi, Ashwani Singh calculait régulièrement des bilans de masse et d'énergie en rapport avec la conception de procédés de fabrication dans l'industrie pétrochimique. Travaillant plus tard dans un bureau d'études, il a établi des écobilans pour le compte de clients dans différents secteurs dont les sols en PVC, les réfrigérants halogénés, les emballages dans l'industrie agroalimentaire et la vaisselle à usage unique dans la restauration rapide. Beaucoup de bons choix environnementaux découlent d'une bonne définition des frontières spatiales et temporelles des systèmes étudiés et d'un calcul rigoureux des écobilans. |
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Cette deuxième variante ne plait pas à la gauche et aux milieux écologistes pour des motifs idéologiques car ils sont d'avis que tous les pays doivent faire des économies d'émissions chez eux (ce qui au passage - but premier mais inavoué - permettrait de justifier une politique encore plus "anti-bagnole" en Suisse); or ils oublient d'ajouter que quelle que soit la variante retenue, les consommateurs et entreprises suisses devront faire des efforts considérables et "passer à la caisse": une augmentation de 10 à 80 cts par litre de carburant et de combustible est prévue.
Il est beaucoup plus facile et utile de nettoyer quelque chose de sale
que de s'acharner à rendre plus propre encore quelque chose qui l'est déjà
Au risque de faire hurler beaucoup de monde, il faut le dire clairement: quoi qu'on fasse à l'intérieur de la Suisse en matière d'émissions de gaz à effet de serre, cela n'aura absolument aucun effet sur le réchauffement climatique. Si la pollution par les COV et les particules fines des émissions diesel est locale ou régionale, il en va tout autrement pour les gaz à effet de serre, pollution diffuse à l'échelle mondiale. Les grands émetteurs sont les Etats-Unis, la Chine, le Japon, les grands pays à industrie lourde, les pays producteurs de pétrole qui brûlent les gaz libérés lors du pompage, les pays producteurs de riz dont les rizières libèrent du méthane, les pays qui produisent de l'électricité dans des centrales à charbon, les pays producteurs d'acier primaire en haut-fourneau…la part de la Suisse est microscopique. Alors autant investir à l'étranger, notamment dans les pays en développement, là où l'action peut en plus être utile. Cela permettra aussi à nos entreprises d'exporter des produits, des équipements et du savoir-faire. (v. aussi mon blog à ce sujet).
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